That look you give that guy - chapitre 1

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23022013

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That look you give that guy - chapitre 1




Disclaimer : les personnages de la BDB ne m’appartiennent que l’espace de cet OS. Na.


Je dédie cette fic, qui aurait dû n'être qu'un OS, à Esmée (Zermouda) en espérant qu'elle lui plaira autant qu'elle me plaît à écrire.



That look you give that guy



1





Ce regard que tu poses sur lui…

À chaque fois, ça me fait comme un coup au cœur.

Tu le regardes comme jamais tu ne m’as regardé, moi. Avec les yeux obscurcis par le désir, le corps tendu dans sa direction, et l’odeur de ton corps plus sombre que jamais. Tes lèvres, lorsque tu m’embrasses dans son sillage, ont le goût de l’impossible et de l’interdit. Tes gestes, dans le lit le soir, deviennent plus brusques et plus agressifs, comme si tu passais sur moi la frustration qu’il t’inflige.

Dans ces moments-là, tu me prends violemment, presque égoïstement, et je ne suis plus que l’exutoire de ton plaisir, de ton amour.
Ne crois pas que je ne le sais pas ou que je ne m’en rends pas compte. Je ne suis que le substitut, je ne suis que de passage, dans tes bras et dans ta vie, je ne suis là que parce que lui ne l’est pas. Ne me prends pas pour un imbécile, ou un aveugle. Il y a dans tes yeux, lorsque tu le dévisages, des torrents d’émotions contradictoires que tu barricades contre ma peau. Mais chacun de tes gestes, chaque battement de paupière, trahit ce qui s’agite derrière tes iris d’azur.

Ce regard que tu poses sur lui.

Putain. Encore une fois, il vient juste de passer, et tout en toi s’est crispé, s’est tendu vers lui et l’aura noire qui l’entoure. Tout en toi a rugi le désir et la violence, la frustration et l’envie, la souffrance incommensurable qui s’est allumée dans tes yeux. Tu ne te rends même pas compte de l’odeur que tu dégages. Si caractéristique. Irrépressible, depuis des mois déjà. Tu ne t’en aperçois pas, depuis le temps que ça dure, et c’est moi que ça écorche vif, parce que ça ne fait qu’empirer, qu’augmenter, en même temps que l’arrondi sur le ventre de Layla.

Je sais qu’un jour, ça va exploser. Les épices, la colère, la douleur, les sentiments refoulés. Un jour, ça va péter, partout dans ce putain de Manoir, et alors, vraiment, ça va flanquer un sacré bordel dans les rangs. Toi, tu ne veux rien voir, de toute façon. Tu te persuades toi-même que notre relation te convient, te satisfait. Tu veux croire que je suis celui qu’il te faut, et que la baise qu’on partage dans la chambre de l’un ou l’autre te plaît et te contente.

Arrête de me prendre pour un con. Tu bandes pour un autre que moi, la nuit dans tes fantasmes. Parfois, c’est son nom que tu cries, au milieu de l’orgasme, et moi, je ne dis rien, je me tais et je jouis en silence, le cœur en bandoulière, mais pas trop, parce que, tu me diras, je le savais n’est-ce pas ? Je l’avais déjà remarqué, comment tu regardais mon cousin, avec ces yeux avides et insatiables, et ta grimace de douleur quand il te rejetait. Je savais à quoi m’attendre.

Pourtant, ça partait comme un jeu, pour moi. T’étais mignon et désespéré. Et puis tu vois, avec ta gueule d’ange et tes yeux trop bleus, j’me suis fait baiser à mon tour. Ca a fait boom dans ma tête, dans mon corps, et chacun de tes baisers est devenu comme un cadeau du ciel, parce que j’ai parfaitement conscience que ça ne durera pas. Et bordel, je dois bien reconnaître que ça fait plus mal que je ne le pensais.

Et encore une fois, ce soir comme tous les autres soirs, tu t’es levé de ton fauteuil sitôt qu’il eut passé la porte, et tu t’es approché de moi, une lueur de luxure dansant dans tes prunelles. Ta bouche est venue frôler mon cou, le lobe de mon oreille, et j’ai senti tes crocs percer sous tes lèvres. Ton baiser fut brutal, animal, et je te répondais en cadence, mordant ta chair et pressant mon corps contre le tien. Je sentais le désir grimper de part et d’autre, j’avais envie de toi, et toi t’avais envie de lui, alors ta main a agrippé la mienne, l’a serré un peu plus fort, beaucoup trop en fait, quand on est passé devant la chambre de Qhuinn, puis dans ta chambre où on n’a même pas atteint le lit. Tu m’as pris contre le mur, avec violence, les yeux clos, et je savais que de l’autre côté de la cloison, lui devait tout entendre.

Tu t’es perdu dans tes rêves et tes désirs, moi j’avais mal, au cœur et au cul, parce que c’était trop, trop pour moi, pour nous, parce que je n’étais plus rien pour toi et que j’étais celui qui n’en pouvait plus. J’avais ton souffle dans ma nuque, et tes mains enfoncées dans mes hanches, et sincèrement, j’aurais aimé avoir ton endurance, ta force et ta résistance, parce que ce soir ce sera encore insupportable pour moi.

Pourtant, tu sais toujours quoi faire pour que je parvienne à encaisser, tes doigts sont devenus agiles et experts. Mais quand j’arrive enfin à me laisser submerger par les sensations que tu me procures, je les entends. Les pas lourds dans le couloir, le claquement des talons en acier sur le sol. Je sais que c’est lui. Il est là, il est juste derrière la porte, et il hésite à frapper pour nous dire de la fermer, ou juste pour te rappeler son existence.

J’halète, et mon souffle soudain erratique t’excite. Tu jouis, je sens que tu jouis à l’intérieur de moi, et à cet instant, c’est son nom que tu prononces.

- Qhuinn…

Ce n’est qu’un souffle, qu’un murmure, mais je sais qu’il l’a entendu. Je le sais parce que c’est à ce moment-là que je l’ai sentie pour la première fois. Cette fragrance qui n’était pas la tienne. Elle a explosé sous la porte, a empli chaque recoin de la pièce, s’est déposée sur tes fringues, sur ta peau, sur tes meubles. Elle a jailli de nulle part, brûlante, possessive, impérieuse.

Et aussitôt, j’ai vu le changement dans tes yeux. Tout ton corps s’est raidi, encore à l’intérieur de moi, le feu qui s’est mis à rugir dans tes veines ne m’était pas destiné. Tu as mis quelques secondes à réaliser, à comprendre, cette fois. Les talons ont claqué en s’éloignant dans le couloir.

C’est à ce moment que les choses se sont réellement terminées entre toi et moi. Tu m’as regardé d’un air grave et hagard, totalement paumé, assommé par cette odeur si enivrante qui n’était destinée qu’à toi. J’ai essayé de sourire, mais je crois que j’ai surtout grimacé, parce que tu t’es retiré à ce moment précis, et que j’ai vaguement failli me casser la gueule contre le mur, les muscles endoloris de cette baise trop brutale que je ne parviens pas toujours à encaisser. Tu m’as dévisagé comme si tu ne m’avais jamais vu, avant de froncer les sourcils.

- Sax’, est-ce que c’était toi ?

L’angoisse voilait tes iris. Ça me donnait envie de hurler. Putain, ça aurait été vraiment plus facile si ça avait été moi, pas vrai Blay ? Le petit couple parfait, coincé dans sa vie de merde après avoir perdu l’amour de sa vie par simple connerie. Je crois que ça t’aurait bien arrangé si je t’avais répondu « oui » à cet instant… Mais l’odeur stagnait partout, chargée de fureur et de possession, sauf sur moi. Moi je sentais l’after-shave de fin de nuit, le sexe et le gel pour cheveux. Pas la moindre petite trace d’épices. Alors j’ai secoué la tête en me mordant la lèvre. D’angoissé, tu es devenu paniqué.

- Mais alors…

- Arrête Blay, murmuré-je en posant un doigt sur tes lèvres. Ne fais pas semblant. Tu sais parfaitement qui d’autre…

La lueur, dans tes yeux, s’est déchirée en deux.

- Je t’en supplie Blay, ne me regarde pas comme ça. C’est encore pire si tu fais semblant.

Lentement, tu t’es détaché de moi, j’ai su que tu avais compris, tu as ramassé tes affaires, et sans même prendre la peine de reboutonner ta chemise, tu t’es élancé sans un regard en arrière à la poursuite de ce type en noir, avec ces bottes renforcées et ses piercings mal placés.


* * *



Ce regard que tu poses sur lui.

J’en serais presque jaloux, si je ne savais pas que jamais, jamais, ce regard ne m’a été destiné.

Je l’ai toujours su, ne m’en suis jamais plaint, n’ai jamais rien dit.

La force de vos sentiments m’étrille le cœur. Même de là où je suis, de l’autre côté de la porte, à l’autre bout de ton monde, je peux sentir le désir et l’amour qui bouillonnent dans vos veines.

Tu es parvenu à l’arrêter à mi-chemin du centre d’entraînement. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, dans le couloir souterrain, mais je crois que j’imagine sans peine. Tes doigts qui accrochent son T-shirt. Ses pas qui s’arrêtent, son visage crispé de rage et de douleur. Tes propres traits, déformés par le regret, et les crocs qui saillent dans ta bouche. L’explosion des parfums, des odeurs, l’instinct qui prend le dessus. Le baiser sûrement brutal et passionné, du genre qui m’a toujours été interdit. Les corps qui claquent l’un contre l’autre, et les murs qui s’en souviennent. Les mains qui cherchent la peau, les souffles avides et erratiques, le désir qui monte et qui gonfle sous la ceinture. Je sais à quoi ça a dû ressembler.

Le sexe à l’état pur, sans même passer par la baise, parce que bon, quand même, y’a du monde en vadrouille dans ce couloir à la noix.
Ta main qui attrape la sienne, qui le guide jusqu’au Manoir, marche arrière toute. Marche arrière sur le chemin, marche arrière pour les souvenirs, les actes, les mots de trop. Rembobine et recommence. On dit les choses qu’on aurait dû révéler depuis des siècles. On arrête de se mentir.

Putain, c’est toi que j’aime, c’est que tu dis à Qhuinn, et Qhuinn répond presque les larmes aux yeux qu’il n’a été qu’un con et que c’était la goutte de trop.

J’aurais au moins servi à ça. Le petit Blay n’est plus novice en la matière, et j’aurais été le détonateur de l’explosion de Qhuinn.
Putain ce regard…

Il te dévore des yeux, mais qui ne le ferait pas ? T’es une putain de bombe qui n’a jamais été à moi, avec un sourire en rafale qui perfore le cœur. Il pose ses lèvres sur les tiennes, c’est comme si tu fondais entre ses bras, contre son torse, tu te colles à lui, tu le touches. On dirait que tu as peur qu’il s’en aille.

Le baiser devient profond, puissant, et la chaleur monte dans la bibliothèque. Vous auriez pu trouver plus discret, merde. Moi j’étais censé venir y travailler, travailler pour oublier que tu viens de me lâcher sans un regard en arrière, au lieu de quoi je me retrouve plantée derrière cette porte mal fermée, avec vue imprenable sur ta langue dans la bouche de Qhuinn.

Je ne sais pas pourquoi je ne peux pas détacher mon regard cette scène qui ne m’appartient pas. C’est l’attraction malsaine que vous dégagez. Vous êtes fait pour être ensemble, ça crèverait les yeux à un aveugle. Y’a entre vous la véritable alchimie des âmes sœurs, les mots qui traversent les regards, et l’odeur du sexe qui plane en permanence entre vous deux.

Tes mains, sous son T-shirt, je peux imaginer sans peine ce que tu lui fais. Sa peau doit être douce et brûlante, sous tes doigts, et chacun de ses nerfs est à vif, vu comment il réagit à chacune de tes caresses. Très vite, c’est contre le mur que vous échouez, et tes mains ont déjà arraché son haut. J’oublie souvent que sous tes chemises en soie, tu es un guerrier, un putain de guerrier avec la force de me casser en deux, moi le bureaucrate. Mais pas Qhuinn. Qhuinn, tu pourras le pendre debout contre un mur sans qu’il en ait des séquelles. Qhuinn, tu pourras le défoncer toute la nuit sans qu’il ne fatigue jamais.

Avec Qhuinn, tu pourras être dessus sans aucune retenue, et te faire baiser pendant des heures à te perdre dans ses yeux mal assortis. Avec Qhuinn, t’auras le sexe romantique et le sexe animal en une seule fois, deux en un, tout ce à quoi t’aspire.
Mais avec Qhuinn, tu flipperas tous les soirs qu’il ne rentre pas au Manoir, qu’il se soit pris une balle ou n’importe quoi d’autre. Il ne chauffera pas les draps avant que tu arrives, parce que neuf fois sur dix, il rentrera en même temps que toi, couvert de sang et de l’odeur du talc pour bébé.

Il t’a arraché ta chemise, lui aussi, il a les yeux qui brûlent quand il les pose sur toi. Absorbé l’un par l’autre, le monde n’existe pas. Ma pauvre bibliothèque se souviendra de ça. Ses doigts, avides, ne prennent même pas la peine de déboutonner ton pantalon pour se glisser sous ta ceinture. Je vois tes yeux qui se ferment, ta tête qui se rejette en arrière, et tu feules de plaisir. Il serre, fort, ton sexe entre ses doigts, et tu gémis sans retenue, parce que c’est trop, c’est tout ce que tu as toujours voulu, et il n’est pas question que tu gâches cet instant. Je connais par cœur ton visage dans la luxure, je sais que tu ne le laisseras pas te faire jouir en premier.

Tu redresses la tête, plonge une seconde dans son regard. Le baiser qui suit est violent, possessif, tu gémis dans sa bouche, et tes crocs jaillissent davantage. Tu enfouis le visage dans son cou, j’imagine sans peine ce qui le fait gémir comme ça, le contact de tes dents dans son cou, le désir primaire qui l’agite en voulant que tu le mordes. Je sais que tu ne le feras pas, pas comme ça, pas ici. Tu attendras la chambre. C’est la prochaine étape, je ne me fais pas d’illusion, à un moment donné, va falloir que je me planque pour que vous sortiez de là. On ne vous reverra pas avant plusieurs jours.

Tu l’embrasses, tu le mords, tu le dévores des pieds à la tête. Tes lèvres glissent de sa mâchoire à son torse, à son vendre, à la lisière de son pantalon. Qui ne fait pas long feu sur ses hanches. Il a le regard voilé et le souffle en hachures, les crocs en érection – et je te parle pas d’en bas.

Toi, t’as l’air d’un type pour qui on aurait avancé Noël. C’est dingue, je ne t’ai jamais vu comme ça. Tu ne l’aimes pas, tu le révères, tu vénères ce corps nu devant toi, et ce sexe rigide, imposant, sur lequel tu fantasmais dans tes rêves. Tu le touches comme un trésor, et quand tu le prends dans ta bouche, tu fermes les yeux pour mieux le savourer.

Il aime ce que tu lui fais, il te regarde, il a la bouche rougie par la friction de ses crocs et les yeux dans le vague. Le mur ne retient qu’à grand peine son poids, tant le plaisir l’enveloppe et le transporte. Se gémissements sont rauques, gutturaux, bestiaux ; ses doigts s’accrochent dans tes cheveux roux sans qu’il en ait vraiment conscience. Ils s’emmêlent dans tes boucles. Son sexe disparaît dans ta bouche, c’est un spectacle dont je ne peux détacher les yeux, dont je ne me lasse pas. Tu es tellement sexy quand tu lui fais ça, tes doigts s’enroulent autour de sa hampe et je sais que tu y prends au moins autant de plaisir que lui. Ton souffle te trahit.

Tu as les épaules en sueur et ta propre érection tend la toile de ton jean. L’odeur de vos corps a envahi la pièce, sucrée, sensuelle, sombre. Tu le suces avec vigueur et ses râles s’intensifient. Il pousse un grognement en s’enfonçant davantage dans ta bouche, il bouge les hanches pour que tu le prennes plus profondément, et toi tu avales tout, comme si sa bite était faite pour ta bouche, comme si venant de lui tu pouvais accepter n’importe quoi.

Ta paume glisse sur ses testicules, et il feule à nouveau en s’agrippant plus fort à ta tête. Tu gémis, de plaisir, d’anticipation. Tu veux qu’il jouisse en toi.

Putain tu ne m’as jamais laissé le faire moi. Lui, il doit avoir le goût du plus exquis des nectars pour toi. Tu es tellement bandant, agenouillé comme ça, les épaules tendues par le désir, les joues rouges de désir. Je me rends compte que mon sexe est dur, dans mon propre pantalon mais je résiste au besoin impérieux de me toucher dans l’instant. Je me sens déjà assez dégueulasse.
Je suis un voleur, je dérobe un moment qui ne m’appartient pas. C’est votre instant, vos retrouvailles, votre première baise, et moi je suis là, à observer, à vous volez cette intimité et à bander pour ça.

Soudain, son corps se crispe, et ses mains se serrent. Il crie. Son orgasme est fort, violent, et il te baise la bouche dans les affres de la jouissance. Je vois ta gorge déglutir, et un grondement sourd t’échappe. Les odeurs explosent, ta fragrance de mâle dédié se déploie dans l’air. Elle est douce, chaude et incroyablement possessive. Elle se pose sur celui qui sera désormais ton mâle, intouchable à jamais, et lorsque Qhuinn respira ça, il jouit à nouveau dans un spasme, et sa propre odeur jaillit de chacun de ses pores.
C’est une explosion, un foisonnement des sens. Ces parfums sont entêtants, presque menaçants ; les images et les sons sont en qualité full HD. J’ai la queue en feu et la conscience en berne.

Je me fais la gueule à moi-même pour avoir vu ce que je n’aurais pas dû voir, j’ai le corps en morceaux quand tu te relèves pour l’embrasser à nouveau, si plein de tendresse et d’amour que j’ai l’impression de n’avoir jamais existé.

Je suis jaloux, jaloux à en crever, jaloux de Qhuinn qui tente tant bien que mal de reprendre ses esprits et de reboutonner son pantalon, jaloux de toi et de l’amour si exclusif et parfait que tu viens finalement de retrouver, après tous ces mois de lutte, de désespoir et d’abandon. Je suis jaloux de votre bonheur quasi parfait, parce que Layla est presque la seule ombre au tableau, mais cet enfant qu’elle porte sera également le vôtre. Je crève de jalousie, de tristesse et d’abattement.

Je savais que ça arriverait, mais ça n’en est pas moins dur à avaler.

Le regard de Qhuinn est si émerveillé lorsqu’il se pose sur toi ! T’as un sourire à faire pâlir un néon. Il te caresse le visage avec l’air de celui qui te voit pour la première.

- Bordel Blay… T’as appris à faire ça où…

Tu rougis, tu ne veux pas prononcer mon nom, comme une barrière entre toi et lui. Il comprend sans que tu parles, et il sourit difficilement alors que sa fragrance explose à nouveau pour se poser sur toi, t’envelopper de sa marque, et te déclarer comme sien. Son regard se voile, ses doigts s’enroulent autour des tiens. La promesse muette qu’ils contiennent est suffisante pour que je devine la suite et choisisse de reculer.

Je fais semblant de descendre l’escalier lorsque je vous croise. Vous montez. Dans ta chambre, évidemment. Il n’y a aucun doute quant à ce qui plane autour de vous. Demain matin, tout le Manoir aura compris, tant l’odeur est forte, le désir palpable, et je suis presque sûr qu’on fera insonoriser votre chambre pour pouvoir dormir en paix.

T’as l’air heureux, quand tu détournes le regard de moi et poursuis ta route. T’as l’air à ta place. Moi j’ai juste l’air d’un con au milieu d’un escalier.

Je prie pour qu’un jour il y ait quelqu’un pour moi aussi.

* * *


Quelques semaines plus tard, tu m’as demandé d’être présent pour ton union avec Qhuinn. J’avais du sparadrap sur le cœur, les plaies noyées sous le mercurochrome. Alors j’ai dit oui.

C’était une belle et heureuse union, et les cicatrices entre vos omoplates sont à l’image de votre amour. Profondes, et belles.
Douloureusement réelles.

Amy W.Key

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Message le Sam 23 Fév - 9:29 par HDM61

J'ai aimé la première fois que je l'ai lue et j'aime toujours autant.
Merci, Amy.

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Message le Sam 23 Fév - 9:35 par Amy W.Key

Merci Jess Smile Le chapitre trois sera là dimanche !

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Message le Sam 23 Fév - 20:07 par tornadeo

heu..... moi,j'attend de voir les 2 Vutch dont tu as fait un sypnosis....c'est pour quand? Smile

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Message le Dim 24 Fév - 15:50 par Amy W.Key

C'est pour juste après la vie de Saxton ^^ Donc dans pas très très longtemps ^^

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Message le Lun 25 Fév - 17:10 par mel.mle

Je le dis souvent mais ce n'est jamais assez: j'adoreee !! bonne continuation bises

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Message le Lun 1 Avr - 22:00 par Founa

Wowww, seulement WOWWWWWW

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